2eme cycle, Actualités, Éthique en général

Réflexions éthiques

Beaucoup de sujets peuvent faire l’objets de réflexions éthiques. On peut également les faire en utilisant différents canevas, il semble y avoir autant de façons de faire que d’enseignants différents.

Je vous présente la mienne, qui semble bien fonctionner.

Photo de Kaboompics .com sur Pexels.com

J’aime beaucoup utiliser des nouvelles de l’actualités. C’est quand même un peu notre rôle de citoyen que de s’informer sur ce qui se passe autour de nous pour pouvoir se positionner. Une fois nos positions bien réfléchies, nous pouvons déterminer si nous choisissons d’intervenir, de quelle façon, et quelles en seront les conséquences.

Quand j’écris cela, j’ai de la difficulté à comprendre comment nous pouvons être considérés comme une « petite matière ». N’importe qui peut dire et faire n’importe quoi de façon publique grâce aux réseaux sociaux, ça devrait être un argument suffisant pour déterminer que la formation d’un esprit critique et d’un minimum de jugement est quelque chose d’essentiel pour nos jeunes.

Mais bref.

J’utilisais deux articles de l’actualité que j’ai un peu tronqués pour les rendre plus faciles à travailler. Ces travaux sont donc parmi les premières réflexions éthiques des élèves. Il faut aussi dire qu’en quatrième secondaire, on a vraiment le temps de se pencher sur la question, contrairement aux autres niveaux.

Le premier article porte sur le retour des cours d’éducation sexuelle dans les écoles. En gros, est-ce à l’école ou aux parents de décider quelles sont les connaissances que les jeunes doivent avoir en matière de sexualité, et pourquoi?

Le deuxième article porte sur la création d’un jeu vidéo inspiré de la tuerie de l’école de Dawson. Le joueur est amené à se mettre dans la peau du tueur et doit éliminer le plus d’étudiants possibles dans un court laps de temps. Le créateur du jeu ne faisait pas d’argent avec son jeu et l’a retiré dès que des gens lui ont mentionné être heurtés par ce jeu. Par contre, il n’y était pas obligé par la loi. D’autres jeux sont également inspirés de faits réels, mais on choisit généralement des faits qui datent de longtemps (par exemple les guerres mondiales).

Évidemment, les deux réflexions peuvent être faites de façon indépendantes. Vous trouverez le document de travail ici:

Merci de respecter la valeur de mon travail en laissant mon nom sur les copies si vous décidez d’utiliser mes exercices en classe. Si vous vous en inspirez largement, il serait apprécié que ce soit mentionné sur vos copies. Je mets beaucoup d’heures (bénévoles!) dans la création de tout ce matériel.

Si vous avez besoin du corrigé, faudra le demander. Ou bien aller le télécharger sur Mieux Enseigner: https://www.mieuxenseigner.ca/boutique/la-prof-decr

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Ressources pour les profs

Film: Polytechnique

Le 6 décembre 1989, j’avais 4 ans. Aussi bien dire que je n’ai aucun souvenir des événements. Je fais partie de cette génération qui n’a pas connu les premières tueries dans les écoles, mais qui a vu le phénomène prendre de l’ampleur à mesure que j’avançais dans ma scolarité (quoique je fais partie des élèves évacués de leur école après une prise d’otage le 1er décembre 1997 à la Polyvalente La Forêt).

Pochette du film

Je fais aussi partie de cette génération qui a grandi avec des adultes qui disaient que les filles pouvaient tout faire, mais qui avaient quand même des attentes différentes envers les filles qu’envers les garçons.

Et puis j’ai mis au monde deux filles, et le regard que je porte sur le monde a encore changé. Et changera encore, nécessairement.

J’ai vu ce film alors que j’étais encore dans mes premières années d’enseignement. Je crois que c’est nécessaire quand on aborde non seulement la question du féminisme, mais celle de la santé mentale, du contrôle des armes à feu, de la sécurité dans les écoles, de l’évolution des mentalités, des questions de genre. Dans la lutte à l’égalité des sexes, il faut également prendre soin de nos garçons, selon moi.

Bref.

Ne montrez pas ce film à vos élèves. Non, non, non. C’est épouvantablement violent. Pas nécessairement dans les images ou l’histoire, mais à cause de notre situation.

La première fois que j’ai vu le film, j’ai dû prendre une pause à mi-parcours. J’étouffais littéralement. Le décor du film est mon cadre de vie depuis que j’ai genre 5 ans. Des allées de casiers, des pupitres, j’ai toujours évolué là-dedans. Un jour, je suis entrée en maternelle, et puis j’ai pris mon diplôme à la fin de l’année scolaire pour retourner à l’école en tant qu’enseignante dès l’automne suivant.

Soyez avertis.

Il en reste que ce sont des événements qui ont été marquants pour l’histoire du Québec, qui doivent faire partie de notre mémoire collective.

D’ailleurs, un reportage tourné récemment (2019) a été diffusé pour rappeler ces événements et expliquer comment ils ont encore un impact, 30 ans plus tard. Vous pourrez le voir ici:

Cliquez sur l’image pour vous rendre sur Tou.tv.
1er cycle, 2eme cycle, Éthique en général, Les médias sous la loupe

Les biscuits Supersbons: Identifier les entraves au dialogue

Photo de Luis Quintero sur Pexels.com

Voici un autre petit exercice très rapide qui pourrait compléter une planification. Il pourrait aussi être utilisé de façon complémentaire, par exemple comme travail supplémentaire pour des élèves qui ont besoin d’en faire un peu plus.

Ce travail peut aussi être l’occasion d’avoir une discussion sur les médias et sur la publicité. Je l’utilisais au 2e cycle, mais d’après moi des élèves du premier cycle bien préparés pourraient également être en mesure de faire cet exercice. À vous de juger du niveau de vos élèves, évidemment.

L’exercice consiste à lire une courte publicité de quelques lignes sur les biscuits Superbons (évidemment). Ils doivent identifier les sophismes dans les phrases (j’en ai ciblé 6) et indiquer entre parenthèses de quelle entrave au dialogue il s’agit.

La vie étant ce qu’elle est, certaines réponses peuvent être acceptées même si elles diffèrent du corrigé, si la réflexion et la justification de l’élève font du sens. Gardons à l’esprit que la nature même de ce cours fait en sorte qu’il peut parfois y avoir plusieurs bonnes réponses différentes à la même question.

Voici l’exercice en question:

Aperçu du document de travail

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Actualités

Un professeur décédé qui donne des cours virtuels à l’université

Une porte-parole de l’Université Concordia, Vannina Maestracci, dit que l’institution «regrette» qu’un étudiant «ait eu le sentiment de ne pas avoir été clairement informé» au sujet de M. Gagnon. La biographie du professeur dans les informations sur le cours fournies aux étudiants inscrits vient d’être modifiée, assure-t-elle.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne

C’est un article de La Presse qui détaille la nouvelle, que vous pouvez lire dans sa version intégrale ici:

https://www.ledevoir.com/societe/education/594324/education-des-professeurs-decedes-donnent-des-cours-virtuels-a-l-universite-concordia

Les grandes lignes de l’histoire sont les suivantes: un étudiant qui suivait un cours en art très spécialisé appréciait beaucoup son enseignant, malgré le fait qu’il n’ait jamais pu le rencontrer en personne. En effet, dans plusieurs université, les cours sont entièrement en ligne depuis le début de l’année scolaire.

À un certain moment, dans son parcours, l’étudiant a eu une question très pointue à poser et il s’est dit que c’était l’occasion d’entrer en communication directe avec l’enseignant qu’il apprécie tellement. Il a fait un recherche pour trouver son adresse courriel et il est plutôt tombé sur une notice nécrologique.

Il a été dévasté d’apprendre que son enseignant était décédé depuis l’année dernière. Selon l’étudiant, ça change complètement son état d’esprit quand il regarde les vidéos maintenant. Il aurait préféré être avisé à l’avance que l’enseignant était mort.

On peut poser plusieurs questions aux élèves. Souhaitez-vous être avisé si vous suivez un cours en ligne d’un enseignant qui était décédé? Qu’est-ce qui est différent entre suivre un cours en ligne d’un prof décédé ou regarder un film dont certains acteurs sont décédés? Est-ce que l’université doit payer quelqu’un dans cette situation? Qui reçoit le salaire?

Évidemment, c’est un autre enseignant qui encadre les élèves, reçoit les travaux et fait la correction. Mais il n’a pas à donner la prestation de cours, donc techniquement, sa tâche est allégée.

Qui donne l’autorisation d’utiliser les cours préalablement enregistrés d’un enseignant? Est-ce que c’est lui qui devait donner l’accord à l’avance, ou ce sont ses enfants? Auriez-vous un malaise si vous étiez le fils ou la fille de cet enseignant?

Et nous, en tant que prof, avons-nous envie de continuer même après notre trépas?

On peut aussi faire un lien avec les questions qui se posent quant à l’identité numérique qui nous survit après notre mort. Par exemple, que devrait-il se passer avec notre compte Facebook, Tik Tok et compagnie après notre décès?

1er cycle, 2eme cycle, Éthique en général

Identifier des valeurs

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Une petite activité passe-partout qui peut se faire très rapidement et dont le but est de s’exercer à identifier des valeurs. Je la faisais avec des élèves du 2e cycle, mais ça pourrait sûrement très bien se faire avec des élèves plus jeunes aussi.

Les élèves ont souvent de la difficulté à identifier des valeurs lorsque les actions sont contraires à ce qu’ils feraient. C’est ainsi qu’ils vont constater qu’une personne ment, et si les raisons du mensonges sont injustifiées à leurs yeux, ils vont avoir tendance à écrire « mensonge » comme valeur. L’intérêt est donc de mettre l’accent sur les raisons qui motivent les gens à agir comme ils le font. Essayer de se mettre à la place de l’autre.

Je l’explique aux élèves en disant qu’aucun parent ne dira qu’il souhaite élever ses enfants dans le mensonge et la trahison. Pourtant, les gens mentent quand même. Mais généralement, ce n’est pas par pur intérêt pour le mensonge en tant que tel. Il faut donc se questionner sur les raisons qui font que la personne ment. Est-ce par orgueil? Parce qu’elle a peur, donc pour la sécurité? Pour l’argent?

Je commence par remettre aux élèves une liste de valeurs qu’ils peuvent conserver comme notes de cours. Cette liste est très utile lorsque les élèves ont des réflexions éthiques à faire. Je m’étais inspirée à l’époque d’une liste trouvée sur internet, j’ai indiqué mes références dans le bas de la feuille.

Aperçu de la liste de valeurs

Vous pouvez la télécharger ici:

Le questionnaire comporte une série de petites mises en situation. Les élèves doivent identifier la valeur principalement en cause. Évidemment, il faut user de jugement. Plusieurs bonnes réponses

sont possibles, dépendant de la justification de l’élève. Par contre, je demandais aux élèves de préciser s’ils indiquaient « respect », parce que qu’à la limite on pourrait presque toujours l’utiliser. Donc si on dit respect, on doit préciser respect de qui ou de quoi.

Aperçu du questionnaire

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Bon cours, là!

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Ressources pour les profs

L’alliance de la Brebis, Gabrielle Lavallée

Il semble y avoir un débat en ce moment sur la façon de nommer certains groupes religieux. Doit-on les appeler des sectes? Des nouveaux mouvements religieux? Des groupes sectaires? Des groupes religieux marginalisés?

De ce que j’en avais compris, j’utilisais une classification beaucoup plus simple (mais attention, pas simpliste pour autant!). Une religion, c’est quelque chose qui est généralement bénéfique pour les gens qui la pratiquent. Une secte, c’est quelque chose qui est généralement mauvais pour les gens qui la pratiquent.

Évidemment, on tombe ici dans le jugement de valeur. Mais n’est-ce pas justement la question? Qui détermine ce qui est une secte de ce qui est une religion? Et au regard de quels critères? Donc on revient à la question de départ: qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est mauvais?

J’utilisais les critères identifiés par Info-sectes, que je trouvais aussi clairs que difficile à interpréter, dans le bon sens du terme. Quand on parle d’exigences financières exagérées, par exemple, qui détermine où est la limite? Et c’est exactement le problème vécu par les gens (et leur entourage) aux prises avec des groupes religieux sur la ligne entre le sain et le malsain.

Cliquez sur le logo pour avoir accès au site officiel. https://www.infosecte.org/

Aucun groupe ne recruterait des fidèles en leur disant « Nous vous exploiterons, vous détruirons, vous rendrons seuls, misérables et malheureux, venez! ». Des gens intelligents, brillants, altruistes, sains et bien entourés reconnaitront pourtant parfois avoir été séduits par une secte. Pourquoi?

Je trouve que le livre de Gabrielle Lavallée offre beaucoup de pistes de réflexion. Pour ceux qui connaissent la tragique histoire de la secte de Roch (dit Moïse) Thériault, vous comprendrez vite qu’il ne s’agit pas d’un livre à mettre entre les mains de vos élèves. Le témoignage y est cru, vrai, direct, sans censure. Les sévices sexuels, la violence, les crimes et autres y sont clairement expliqués.

Vous pourrez souvent trouver ce livre dans les bouquineries. Même s’il date de quelques années, les enseignements qu’on en retire ne sont pas moins utiles, au contraire.

Mais c’est nécessaire puisque ça fait partie de toute la réflexion philosophique, humaine et spirituelle qui peut amener un être humain ordinaire à croire que ces comportements ont un sens, qu’ils sont nécessaires et justifiés. Madame Lavallée explique très bien les étapes qui amènent à raisonner ce qui n’est pas raisonnable. C’est difficile à expliquer – elle le fait mieux que moi, lisez son livre -.

Le fait de le comprendre de l’intérieur permet de changer le discours sur les « illuminés » qui adhèrent aux sectes et de comprendre que ce n’est pas un choix. C’est un ensemble de facteurs, de circonstances, de hasards. Ces personnes ne sont pas crédules, choisies au hasard.

Et surtout, surtout: les sectes ne visent pas uniquement les personnes qui sont croyantes. Elles n’en ont pas besoin, elles ont déjà des croyances (quoique…). Ce sont toutes les autres, qui se cherchent, qui posent des questions, qui cherchent des ancrages, qui sont le plus à risque. Au Québec, ça représente beaucoup de monde.

À un moment où les « coach de vie », les produits naturels, les retraites méditatives, l’art-thérapie, les thérapies alternatives, les croyances personnelles, le vedettariat et autres sont aussi populaires, je crois qu’il faut envisager les groupes sectaires d’une autre façon. L’heure n’est plus aux chorales qui changent en robe de lin bio dans des champs (quoique…). On doit être vigilant, et outiller nos élèves. Tout ce qui brille n’est pas or.

Actualités

Le plus vieil ADN du monde séquencé sur des mammouths

Normalement, ce genre de nouvelles n’aurait pas été dans mes premiers choix pour l’actualité de début de cours. Je trouve que c’est un peu beaucoup spécialisé, et que ça risque de rejoindre assez peu d’élèves.

Sauf qu’on n’est pas normalement. On est en pleine pandémie. Depuis un an, ce qui fait la une de tout, tout le temps, c’est la pandémie. Il faut rester alerte pour suivre les changements de zone, de mesures, de règlements. Donc on suit la pandémie à la minute près depuis pratiquement un an.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, des fois, j’en ai un peu mon voyage. Et les élèves aussi. Alors je leur ai proposé d’essayer, autant que possible, de se pencher sur les nouvelles non-covid pour les actualités de début de cours. À moins que ce soit de bonnes nouvelles, disons. Ils étaient super d’accord.

Donc je suis arrivée avec ça, le plus vieil ADN au monde séquencé sur des mammouths. Je vous invite à lire la nouvelle ici, sur le site de Radio-Canada:

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1771537/adn-sequence-genome-mammouth

Alors si je vous résume le tout en fonction de ce que j’ai compris. le plus vieil ADN séquencé au monde datait auparavant de 500 000 à 700 000 ans. Récemment, on a pu extraire de l’ADN provenant de restes de fossiles de mammouth provenant du large de la Sibérie. Ces fossiles avaient été retrouvés dans les années 1970.

Les 3 mammouths retrouvés ont reçu des noms et les plus vieux des trois, nommé Krestovka, daterait de 1.65 millions d’années. C’est 1000 fois plus vieux que les restes de Vikings.

C’est grâce au réchauffement climatique que l’on a pu retrouver ces fossiles. Les scientifiques sont donc enthousiastes à l’idée d’en retrouver encore plusieurs autres dans les prochaines années. La technologie actuelle nous permettrait d’en extraire plein d’informations scientifiques super exclusives.

Mais! : plusieurs questions:

Est-ce que c’est une bonne nouvelle que de trouver autant de fossiles? La fonte du pergélisol est un drame, c’est la catastrophe du réchauffement climatique. Peut-on s’en réjouir? En même temps, même si on déplore le réchauffement climatique et qu’on refuse d’en « profiter », il aura lieu quand même.

Risque-t-on de trouver de mauvaises surprises? Genre des virus super mortels comme dans les films de science-fiction qui pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l’humanité?

Si nous le pouvons, devrions-nous cloner des mammouths? Ainsi que toutes les autres espèces disparues? On pourrait faire de supers élevages de mammouths pour exploiter la viande et la laine. En même temps, s’ils sont disparus, ce n’est pas pour rien. La nature avait peut-être une bonne raison de les faire disparaitre. Ou pas.

Dans le cas des dodos par exemple, sur l’île Maurice. Ils ont été exterminés suite à une erreur de l’Homme. Si on pouvait les cloner et les ramener, devrions-nous le faire?

Cliquez sur l’image pour vous rendre à la fiche de Wikipédia à propos du Dodo, un animal trop facile à capturer et trop délicieux pour survivre à sa découverte par l’humanité.

Il y a eu des discussions plutôt intéressantes sur les dérives possibles de la technologie (ce n’est pas parce qu’on peut faire quelque chose qu’on doit nécessairement le faire) et sur l’utilité en général de l’éthique. On peut faire un lien avec les technologies médicales, par exemple.

À utiliser si vous le voulez!

2eme cycle, Éthique en général

Les entraves au dialogue

Ce n’est pas toujours simple de travailler les entraves au dialogue. En plus, elles ne sont pas toujours abordées de la même façon selon les manuels, les cahiers ou les niveaux.

Quand j’ai commencé à enseigner l’ECR, je n’avais pas accès à grand chose comme matériel. Douze ans plus tard, je serais bien embêtée de me souvenir sur quoi je m’étais basée pour monter cette présentation et cet exercice.

Aperçu de la présentation

Mais malgré tout le temps passé, je crois que c’est une présentation qui peut encore être utilisée. Les exemples parlent encore (généralement) aux élèves.

Je commençais par présenter les différents sophismes aux élèves en expliquant les exemples. En même temps, ils surlignaient les noms des entraves dans leurs notes de cours.

Pour télécharger la partie sur les notes de cours (qui pourrait être dans un même document avec les questions), c’est par ici:

Aperçu des notes de cours

Pour avoir la présentation avec des tonnes d’exemples, c’est ici:

Ensuite, je leur laissais du temps pour identifier les différents sophismes en utilisant leurs notes de cours. Dans certains cas, plus d’une réponse pourrait être acceptable dépendant comment on voit les choses. À la fin de l’exercice, ils doivent essayer de composer leurs propres sophismes.

Pour le document-questionnaire, c’est ici:

Aperçu du questionnaire

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Ressources pour les profs

Film Ce qu’il reste de nous – Kalsang Dolma

Je classe ce film dans la catégorie des ressources qui s’adressent plus aux enseignants qu’aux élèves. Je ne vous suggère pas nécessairement de le montrer aux élèves (non, même si tu te dis que ça pourrait « boucher » deux cours…)

Mais c’est un film qui permet aux humains de mieux connaître les humains. Et comme c’est un peu l’objectif de notre cours, je pense qu’il peut être utile de s’outiller régulièrement.

La pochette du DVD

Ce qu’il reste de nous, c’est le parcours de Kalsang Dolma, une Québécoise d’origine Tibétaine, qui décide de se rendre au Tibet. Elle a caché dans ses bagages un lecteur DVD portatif et un enregistrement qu’elle a fait du Dalaï-Lama. Elle se rend à la rencontre d’un peuple pour l’aider à se reconnecter à ses racines.

C’est un film qui m’a permis d’apprendre énormément sur l’histoire du Tibet, leur culture, leur religion, leur situation politique. Il peut être intéressant de parler de la situation du Tibet quand on parle du bouddhisme, pour illustrer le fait que les religions ne sont pas des blocs statiques, elle évoluent et se déclinent en différentes versions. Il peut être intéressant de souligner que des gens de toutes les religions peuvent se rendre coupable d’oppression, que ce n’est pas réservé à certaines traditions religieuse en particulier.

J’en profitais aussi pour faire réaliser aux élèves que les situation de discrimination/génocide/oppression que l’on voit en histoire n’appartiennent pas qu’au passé. L’humain est encore capable de se rendre coupable de ces crimes.

Au premier cycle, j’abordais le sujet lorsque je parlais de la liberté d’expression.

J’avais vu ce film à l’époque où il était sorti au Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda et je me souviens avoir vu des affiches un peu partout dans le bâtiment pour expliquer aux gens de ne pas prendre d’images du film pour protéger la sécurité des participants qui ont témoigné dans le film. Quand même.

Vous pourrez le trouver peut-être au club vidéo de votre quartier, ou encore sur Archambault ici:

https://www.archambault.ca/films/ce-qu%27il-reste-de-nous/latulippe-hugo-prevost-francois/pdx202194002/?id=968596

2eme cycle, La Tolérance

Projet Élections à l’ONU

J’utilisais ce projet pour amener les élèves à présenter des personnages historiques qui sont considérés comme des modèles de tolérance et d’ouverture d’esprit. On pourrait aussi dire que ce sont des exemple, en général, de personnes qui ont contribué à améliorer le monde dans lequel on vit.

C’est un projet qui est encore intéressant, dans la mesure où nous sommes souvent bombardés d’informations sur tout ce qui va mal ici et ailleurs, et à toutes les époques. On peut facilement devenir cynique à ce rythme. J’aimais l’idée d’un projet où on regarde le parcours des personnes que l’on peut qualifier d’admirables, mais aussi un projet où on réfléchit aux difficultés que ces personnes ont rencontrées. Le principe étant de repartir avec l’idée que tous les humains peuvent améliorer le monde dans lequel ils vivent. Parfois de façon grandiose, mais parfois aussi par des gestes ou des choix plus discrets, moins historiques, mais tout aussi valables.

La mise en situation est la suivante:

Mise en situation/esprit général du projet

À l’époque, je devais faire la complexe démarche de réserver le laboratoire informatique de façon à ce que tous mes groupes puissent s’y rendre pour une période. Je leur présentais donc rapidement une série de personnages parmi lesquels ils pouvaient choisir. J’avais déjà imprimé une feuille avec des informations sur chacun de ces personnages pour qu’il puissent commencer à faire leur recherche.

Aperçu des personnages disponibles

Vous trouverez la liste des personnages et leurs informations principales ici:

Pour leur permettre de choisir, je leur présentais tout d’abord les consignes générales du projet, que vous trouverez ici:

Ils pouvaient ensuite choisir leurs personnages parmi la liste que leur présentais ici:

Dans un deuxième temps, au laboratoire informatique, ils complétaient leurs informations sur Internet et bâtissaient un Power Point de présentation.

Aperçu du document de travail

Les consignes et le document de l’élève sont disponibles ici:

Finalement, ils présentaient leur personnage devant la classe. Les élèves devaient remplir une fiche résumé de chaque présentation orale (mots-clés acceptés) et déterminer à la fin quel personnage ils choisiraient (autre que le leur). Ajoutez que vous donnez des bonbons à l’équipe gagnante et ils se donneront comme jamais dans le projet.

Ils pourraient remplir un tableau de ce genre pour passer au vote:

La liste des personnages choisis a évolué beaucoup avec le temps. J’y allais en fonction de certains critères : les classiques (Gandhi, Nelson Mandela), des personnages connus (Anne Frank), des personnages dont on avait parlé pendant le cours (Rosa Parks, Roméo Dallaire), des personnages contemporains (fondateur de Mira, Dalaï Lama), des personnages ayant défendu différentes causes (l’homosexualité avec Harvey Milk, la violence faite envers les femmes avec Dr. Denis Mukwege, la liberté d’expression avec Raïf Badawi) mais aussi des personnages plus proches de nous, donc Québécois (Pops, Stanley Vollant) mais même une personne originaire de notre région (Martine Ayotte, qui dénonce la violence en général mais surtout les violences envers les enfants).

Je laissais aussi la possibilité aux élèves de choisir un personnage qui n’était pas dans la liste, mais dont ils jugeaient que la candidature en valait la peine. C’est ainsi que certaines équipes ont présenté Jackie Robinson ou Oprah Winfrey, que j’aurais pu ajouter dans ma liste. Je leur demandais toujours de valider avec moi avant de commencer le projet.

La principale difficulté est de rappeler aux élèves de se concentrer sur les actions de leur personnages qui sont en lien avec la tolérance, l’ouverture d’esprit ou l’engagement envers une cause. On ne veut pas avoir une filmographie d’Emma Watson ou des commentaires sur sa carrière d’actrice, on veut savoir ce qu’elle a fait en tant que militante féministe.

Ah, et un petit détail important: si les élèves veulent se déguiser, assurez-vous à l’avance que leur personnage n’est pas Gandhi. Surtout Gandhi en pagne. #truestory

Finalement, si vous voulez avoir un modèle de travail d’élève à présenter comme modèle ou pour leur montrer de quoi pourrait avoir l’air leur produit fini, j’ai ça ici:

Merci de respecter la valeur de mon travail en laissant mon nom sur les copies si vous décidez d’utiliser mes exercices en classe. Si vous vous en inspirez largement, il serait apprécié que ce soit mentionné sur vos copies. Je mets beaucoup d’heures (bénévoles!) dans la création de tout ce matériel.

Bon cours, là!

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