1er cycle, 2eme cycle, Des récits et des oeuvres, Les questions existentielles

La Genèse, récit de la création

Photo de Juan C. Palacios sur Pexels.com

Les élèves connaissent généralement très peu les récits bibliques, même ceux qui sont très connus et dont on pourrait s’attendre qu’ils soient passés dans la culture générale au point de ne pas avoir besoin d’en parler en classe. L’histoire d’Adam et Ève en fait partie.

On trouve tellement de références à ce récit biblique dans la culture populaire qu’il est, selon moi, encore pertinent de raconter l’histoire originale aux élèves. Même si certains la connaissent bien. Et puis je vais vous dire un secret: même s’ils sont grands et qu’ils le cachent bien, nos grands élèves aiment encore se faire raconter des histoires. (Et puis d’ailleurs les adultes aussi, n’est-ce pas à dire que tout le monde aime les histoires? Bref.)

La version que je leur présente est une version allégée que j’ai pris plaisir à illustrer avec les images les plus kitsch que j’ai pu trouver sur Internet.

Un aperçu de la majestueuse présentation. Moi aussi j’ai des doutes quant à la cohabitation des zèbres et des tigres, mais hey, faut croire que dans le Jardin d’Eden, tout était plus simple.

J’aborde aussi la notion de créationnisme, soit le fait de prendre le récit de la Genèse pour une explication rationnelle à l’existence du monde. Il faut être prudent ici de ne pas tomber dans la raillerie ou la dérision. Le but n’est pas de se moquer des gens, mais bien de montrer qu’il existe plusieurs façon de croire ou non à une religion, à ses diverses composantes, à différents degrés. Les élèves ont tendance à voir la relation des humains avec les religions comme un « tout ou rien »: on prend l’abonnement au complet sans discuter, ou on est complètement athée. La réalité, c’est qu’ils existe tout un spectre.

Ils ont dans leur document de travail le récit de la Genèse tel que je le leur présente, pour pouvoir s’y référer après au moment de répondre aux questions. J’ai également ajouté des extraits d’un article écrit par Les Sceptiques du Québec à propos du créationnisme. J’aime beaucoup leurs articles, parce que bien que leur but soit de réfuter beaucoup de choses, ils gardent un ton neutre et respectueux. Je n’hésite pas à conseiller aux élèves d’aller consulter leur site internet lorsqu’ils ont des questionnements.

Les questions servent surtout à faire ressortir les symboles dans l’histoire. On peut l’interpréter de différentes façons alors ce n’est pas une science exacte, mais ce sont des symboles qui sont assez généralement admis. L’objectif ici est de leur montrer que ces récits servent souvent à expliquer ou à justifier des éléments de la réalité. Par exemple, le fait qu’Ève ait encouragé Adam à croquer dans la pomme a été utilisé pour justifier le fait que les hommes devaient avoir plus de pouvoir que les femmes dans certaines sociétés.

Aperçu du document de travail

J’utilisais ce travail au deuxième cycle, mais il pourrait certainement convenir à des élèves du premier cycle, à condition de les accompagner un peu plus lors des questions. Il faut également avoir déjà travaillé les entraves au dialogue avec les élèves étant donné que quelques questions y font référence. J’ai aussi un article qui peut vous fournir des outils pour le faire: https://laprofdecr.ca/2021/02/25/les-entraves-au-dialogue/

Sinon pour approfondir les entraves au dialogue, j’ai également un article qui permet aux élèves d’aller plus loin ici: https://laprofdecr.ca/2021/03/20/les-biscuits-supersbons-identifier-les-entraves-au-dialogue/

Et même un autre encore ici (là vous devriez être blindé!): https://laprofdecr.ca/2021/05/31/shamwow-et-waxvac-les-entraves-au-dialogue/

Pour télécharger la présentation avec les savoureux supports visuels artistiques, c’est par ici:

Pour le document de travail, c’est plutôt par ici:

Merci de respecter la valeur de mon travail en laissant mon nom sur les copies si vous décidez d’utiliser mes exercices en classe. Si vous vous en inspirez largement, il serait apprécié que ce soit mentionné sur vos copies. Je mets beaucoup d’heures (bénévoles!) dans la création de tout ce matériel.

Si vous avez besoin du corrigé, faudra le demander, je ne le laisse pas direct sur les zinternets ! 

Bon cours, là!

P.S Si jamais ça te tente de m’aider à financer l’hébergement du site, gêne-toi pas!

Ressources pour les profs

Livre: La Bible au féminin, de Marek Halter

On peut retrouver une version intégrale comprenant les trois volumes, mais sinon il s’agit d’une série de trois livres.

Ça se lit quand même bien parce que c’est écrit plutôt sous forme de roman que de documentaire. Marek Halter y présente trois récits religieux dont les femmes sont les personnages principaux. C’est intéressant parce que ça donne un regard complètement différent sur les récits.

« Un jour, je me suis demandé si l’absence de regard féminin sur la Bible n’était pas à l’origine de tous les malentendus qui suscitent tant d’interrogations et de débats parmi les hommes. Aussi ai-je essayé de relire la Bible à travers les femmes. Brusquement tout changeait. Les événements historiques retrouvaient leur place, les invraisemblances disparaissaient. » (Marek Halter)

Le premier volume porte sur Sarah:

Longtemps, pour moi, le cycle des saisons a tourné sur lui-même sans laisser de trace. Un jour suivait un autre, mon corps n’en portait pas la marque. Je ne m’appelais pas encore Sarah, mais Saraï. On disait de moi que j’étais la plus belle des femmes. D’une beauté qui faisait peur autant qu’elle attirait. Une beauté qui a séduit Abram dès son premier regard sur moi. Une beauté qui ne se fanait pas, troublante et maudite comme une fleur qui jamais n’engendrera de fruit. Quelle est donc la longue histoire de cette femme si belle qui accompagna Abraham, père du monothéisme, sur les routes de Mésopotamie, de Canaan et d’Égypte ? Épouse aimante d’un homme promis par Dieu à fonder un grand peuple, Sarah traverse toutes les épreuves de la stérilité: le sentiment de culpabilité, le mépris, l’adultère, le choix de l’adoption ou de la mère porteuse… Passionnée et bouleversante, elle est l’une des héroïnes les plus modernes de la Bible. (leslibraires.ca)

Le second volume met en vedette Tsippora:

Il y a plus de trois mille ans, une enfant noire est recueillie au bord de la mer Rouge. On l’appelle Tsippora, l' »Oiseau ». La couleur de sa peau a déjà décidé de son avenir: nul ne la voudra pour épouse.
Un jour, pourtant, près d’un puits, un homme la regarde comme aucun autre. Il s’appelle Moïse et fuit l’Égypte.
Amante passionnée, épouse généreuse, Tsippora la Noire, l’étrangère, la non juive, porte la destinée de Moïse à bout de bras. Oubliant ses craintes et ses doutes, il entend grâce à elle le message de Dieu et léguera à l’humanité ces lois qui, aujourd’hui encore, protègent les faibles contre les forts. Hélas, son amour pour Moïse condamne Tsippora: dans la cohorte des Hébreux de l’Exode, son destin de femme à la peau noire la rattrape…
Actrice oubliée de la Bible, Tsippora est l’incarnation de l’intelligence et de l’amour. Faible parmi les faibles, la première elle comprend le plein sens du rôle accordé à Moïse.Cette lucidité fait d’elle, après Sarah, une héroïne d’une modernité confondante. (leslibraires.ca)

Finalement, le troisième volume nous fait découvrir Lilah:

Moi, je ne peux pas être avec ceux qui jettent des pierres sur des femmes et des enfants. C’est au-dessus de mes forces. Au-dessus de mon amour pour Ezra. Au-dessus de mon respect pour Dieu.
En 397 avant Jésus-Christ, à Suse, l’opulente capitale de l’Empire perse où le peuple juif vit en exil, la jeune Lilah est promise au bonheur: elle doit épouser Antinoès, brillant guerrier perse et familier de la cour du roi.
Mais Ezra, son frère bien-aimé, son complice de toujours, s’oppose à ce mariage avec un étranger. Si Lilah s’obstine, elle devra l’oublier. Elle ne peut s’y résoudre. Ezra, elle le pressent, est désigné par Dieu: il doit conduire les Juifs exilés à Jérusalem et, par-delà les lieux et les siècles, rendre vivantes les lois de Moïse. Des lois qui défendent la plus belle idée de la justice et donnent un sens aux destinées humaines.
Face à cela, combien pèse son amour pour Antinoès? Abandonnant les promesses d’un avenir doré, Lilah pousse son frère sur la route de Jérusalem et rend possible l’incroyable espoir du retour en Terre promise.
Hélas, Ezra, aveuglé par sa foi, ordonne la répudiation des épouses étrangères. Au risque de perdre la seule personne qui lui reste, Lilah s’oppose au fanatisme de son frère et organise la survie des femmes et des enfants condamnés à quitter la ville.
Avec Lilah se clôt la trilogie La Bible au féminin. Sarah, l’épouse stérile d’Abraham, pesait de tout son destin individuel face à Dieu. Tsippora, épouse de Moïse, luttait contre le racisme et l’ostracisme. En se dressant contre l’extrémisme religieux, dont les femmes sont les premières victimes, Lilah défend une magnifique idée de la dignité. (leslibraires.ca)

Ces livres sont disponibles auprès de votre libraire local, sinon sur le site des libraires par ici: https://www.leslibraires.ca/livres/la-trilogie-la-bible-au-feminin-marek-halter-9782221192283.html

(Vive l’achat local!)