Cette activité pourrait être réalisée autant pour le premier que le deuxième cycle.
Aperçu du document de présentation
L’objectif de cette activité est de permettre aux élèves de s’exercer à la prise de notes et à l’argumentation. Lors des activités sur la tricherie, ils ont réfléchi aux conséquences potentielles, positives ou négatives, de plusieurs options. Dans le cadre de cette activité, ils pratiqueront surtout l’argumentation.
Les élèves sont guidés
Je leur présente plusieurs cas de tricheurs célèbres, dans plusieurs domaines (par exemple: Lance Armstrong, Luis Resto, Tonya Harding…). Toutes les informations sont incluses dans le document de présentation. Les élèves doivent noter les informations importantes sur chaque présentation. Ils sont guidés dans cet exercice par la structure du document de l’élève, qui prévoit de l’espace pour chaque information importante: nom du tricheur, domaine d’activité, conséquences de ses gestes etc.
Aperçu du document de travail de l’élève
À la fin, les élèves doivent indiquer lequel est, selon eux, le « pire » tricheur, mais surtout soutenir leur point avec deux arguments. La présentation comprend aussi quelques informations sur la manière de formuler des arguments.
Le document de présentation comprend 8 diapositives. Le document de l’élève fait 4 pages. Une grille d’évaluation est incluse pour une correction hyper-rapide qui permet de garder des traces facilement et de faire de la rétroaction rapidement.
Aperçu de la grille d’évaluation
C’est aussi une belle occasion pour les élèves de se familiariser avec mes grilles d’évaluation.
Je commence tous les cours en demandant aux élèves ce qu’ils ont entendu de bon aux nouvelles, et on en discute. C’est un peu une façon d’ouvrir la discussion, de se réveiller le matin, de se mettre en mode « discussion ». Ça me permet aussi d’entendre ce qui les préoccupe, ce qui les intéresse. On peut aussi recadrer certaines informations qu’ils entendent et qu’ils ne comprennent pas très bien.
C’est l’occasion aussi de travailler la réflexion éthique. On le fait oralement, en début de cours, mais le fait de questionner plusieurs aspect d’une nouvelle leur fait vraiment comprendre l’intérêt de la réflexion éthique. À une époque où tout le monde peut donner son opinion sur n’importe quoi dans les réseaux sociaux, ils voient l’utilité de se poser et de se questionner pour en arriver à la fin à une opinion qui repose sur des faits et des arguments.
Pour les habituer à faire la différence entre un sujet qui peut être éthique et un qui ne l’est pas, j’aime bien ajouter un petit devoir à leur document de travail. C’est d’ailleurs le seul devoir qu’ils ont en ECR (à moins d’avoir des travaux ou des cours à reprendre).
On pourrait également s’en servir comme travail à faire en classe si les élèves ont accès à Internet. Ils pourraient compléter le document (individuellement ou en équipe), puis présenter la nouvelle de leur choix au reste du groupe. On pourrait également s’en servir comme évaluation pour vérifier si les élèves sont capables d’entamer une démarche de réflexion éthique.
Aperçu du document de travail
En gros, ils doivent identifier la nouvelle et la résumer en présentant les faits qui sont utiles pour la réflexion éthique. Ainsi, s’ils parlent du lieu où s’est produit l’événement, c’est parce que qu’il est utile de le savoir pour prendre position. Ils doivent éliminer les détails qui sont simplement descriptif et se concentrer sur les repères qui peuvent changer l’opinion du lecteur.
Ensuite, ils doivent composer des questions éthique, puis identifier les personnes ou les groupes en conflits et leurs valeurs respectives. Le plus souvent, les valeurs ne sont pas indiquées explicitement dans l’article, dont les élèves doivent y réfléchir et répondre par déduction. C’est la même chose pour les arguments, ils sont parfois sous-entendus dans l’article plus que clairement écrits.
À la fin, l’élève est invité à donner son opinion. Je demande toujours à ce qu’ils appuient leur prise de position avec deux arguments. Les arguments doivent aussi dépasser le seul cercle de leur égo. Donc ils doivent éviter les arguments de type « parce que moi j’aime/je n’aime pas » ou encore « parce que je veux avoir le droit de faire ceci ou cela ».
Les élèves réalisent rapidement que s’ils ont choisi une nouvelle qui n’est pas matière à débat éthique (par exemple les résultats du hockey, ou un article qui indique les gagnants aux Oscar) parce qu’ils se retrouvent bloqués à la partie où ils doivent indiquer les personnes/groupes impliqués dans le conflit.
En quatrième secondaire, comme nous avons beaucoup plus de temps, j’aimais bien faire l’activité de façon formative en début d’année, puis la refaire et l’évaluer plus tard dans l’année. Le fait de le faire en début d’année fait en sorte que les élèves amènent des nouvelles qui sont plus pertinentes dans la l’introduction « Actualités » de début de cours. En fin d’année, on peut voir s’ils ont vraiment saisi les concepts importants de la réflexion éthique.
Pour télécharger le document de travail, c’est ici:
Merci de respecter la valeur de mon travail en laissant mon nom sur les copies si vous décidez d’utiliser mes exercices en classe. Si vous vous en inspirez largement, il serait apprécié que ce soit mentionné sur vos copies. Je mets beaucoup d’heures (bénévoles!) dans la création de tout ce matériel.
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